2.9.11

la fin d'une parenthèse
















Il y a 20 ans, je m'installais en banlieue parisienne, popu, rouge, au nord.
Il y a 20 ans, je devenais graphiste sous influence.
Il y a 7 ans, j'étais maîtresse d'école débutante croyant pouvoir conjuguer la création et mon goût de la pédagogie alternative.
Il y a 1 an, j'ai ressortis mes pinceaux et mes couleurs, pleine de doutes et très complexée.
Il y a 10 mois, j'ai commencé ce blog sur la pointe des pieds.
Il y a 5 mois, j'ai vendu mon premier galet peint.
Il y a 2 mois, je m'installais à Nantes, avec mon amoureux, et mes trois enfants, grands et petit.
Il y a 2 mois, je fermais ma classe en sachant que c'était la dernière fois.
Il y a 1 mois, mes deux premiers enfants sont partis un mois, la dure réalité des parents séparés.
Il y a 1 jour, ils revenaient bronzés, grandis, heureux.
Il y a 1 heure, j'ai refermé avec douceur une partie de toutes ces parenthèses.
L'autre partie, je la couve au fond de moi, je la découvre au fond de moi, je l'espère au fond de moi.



20 years ago, I sat in a Paris suburb, popular, red, to the north. 
20 years ago, I became an influenced graphist. 
7 years ago, I was a school teacher believed to novice to create and combine my love of teaching alternative. 
1 year ago, I emerged from my brushes and colors, full of doubts and very complexed. 
10 months ago, I started this blog on tiptoe. 
5 months ago, I sold my first painting pebble. 
2 months ago, I settled in Nantes, with my lover and my three children, big and small. 
2 months ago, I closed my class knowing that it was the last time. 
1 month ago, my first two kids are gone a month, the harsh reality of separated parents. 
1 day ago, they came back tanned, taller, happy. 
1 hour ago, I gently closed some of these brackets. 
The other part, I smolder it in my heart, I discover it in my heart, I hope it in my heart.


4 commentaires:

Anaïs a dit…

Assurément devant toi!

McdsM a dit…

Il y a quelques mois j'ai découvert chez toi.
J'y passe quotidiennement pour respirer...
Merci.

Guillaume a dit…

Auprès de ton arbre le temps semble défiler différament pour moi.

Luce a dit…

Il y a toujours un après et ça commence par l'odeur des gâteau dans le four ou le bruit d'une musique par la fenêtre avant que l'on sonne à la porte de ceux qui nous attendent...
c'est très joli en tous cas cet "il y a "

Enregistrer un commentaire